Trophées 2008
MacGeneration | Le blog | Les forums | iGeneration
Mise à jour : 13/05/2008 - 20:42
AAPL : $190,17, évolution : 2,01
Christophe Laporte

Photos de la cérémonie [16.09.2006 - 14:23]

Enregistré sous : General par Christophe Laporte

LE trophée MacGeneration version 2006

Pour la première fois, Pix est en 3D !


Eric Ferraz reçoit le trophée du meilleur matériel pour le Miglia TV MacBook Pro

Thierry Rolland, à son tour, vient chercher son prix pour Micromat Techtool Pro.

 


Delphine Brotte de la société Krystena qui, au nom des sponsors des Trophées MacGeneration 2006, remet le trophée de “Meilleur accessoire pour iPod” à Frédéric Rainjonneau pour le nouvel émetteur FM de Kensington.
François Rondeau encourage les visiteurs à aller admirer le nouvel iMac 24″..

 


L’équipe d’Aquafadas vient chercher son prix.

Lars Felber d’Elgato.

 


Photo de famille

À l’année prochaine !

Christophe Laporte

Les trophées MacGeneration : the winners ! [16.09.2006 - 13:49]

Enregistré sous : Announcement par Christophe Laporte

Here are the results of the Trophées MacGeneration. Like previous years, we have two categories : Best of Show and “Developers and Innovation”.

Best of Show category

Best iPod companion : Kensington RDS FM Transmitter:
Best software : Micromat TechTool Pro
Best hardware product : Miglia TV MacBook Pro
Best Apple product : iMac 24″:

Developers and Innovation Category

Best User Interface : Elgato EyeTV 2

Jury’s explanation :
Nominating the “Best User Interface” wasn’t easy at first. Challengers came, with few exceptions, from many different fields and all wanted to impress with an appealing and intuitive interface. Crucial for the evaluation was the interface and the feel of use. We also put an emphasis on innovation and the integration with Mac OS X.

The first place goes to Elgato’s EyeTV. The TV software recently incorporated a full screen mode which sets a new standard. It is finally possible to watch tv on your mac while sitting on a sofa even though the Mac is connected to a TV set or flat screen. Navigating with the Apple remote through menus similar to Front Row is intuitive. With the electronic guide, TV recordings are easier to program than with many digital VCRs. The performance and the integration with Toast is exemplary. With Apple’s Movie Store only coming to Europe in 2007, EyeTV should not only shorten the wait for Mac user but beyond it, present an attractive alternative. (T. Weiss, Macnews.de)

Best use of Apple Technologies : IOSPIRIT Remote Buddy
Mentions spéciales à TrailRunner et Searchlight

Jury’s explanation :
These three sharewares are all trying to improve Apple technologies. It was very hard to take a decision between the first and the second. I decided to pick Remote Buddy, because the interface is really well-done.
(Lionel, MacBidouille)

Remote Buddy from IOSPIRIT takes the Apple remote that comes with most new Macs and makes it even more useful. The utility was useful before, but with Remote Buddy Preview 7, it gets even better. Now you can control your Mac using and Apple Remote, keyboard, a number of Bluetooth enabled mobile phones and other remote controls supported by the software. Also noteworthy is Remote Buddy’s virtual “Hotkey Remote”, which allows to control Remote Buddy via a keyboard or a Bluetooth enabled mobile capable of emulating a keyboard., and its support for other third party products such as Airfoil from Rogue Amoeba. It’s especially enticing right now as it’s being offered for $12.70 (half the normal price).
(Dennis Sellers, MacsimumNews)

Best Freeware/Shareware : Aquafadas Pulp Motion

Jury’s explanation :
Pulp Motion from Aquafadas (http://www.pulpmotion.com/) is a fun shareware product that also has come productivity features. It’s makes it easy to make a fake newscast or create animations that can be moved to an iPod. It also integrates well with the iWeb component of iLife ‘06. The ability to make and send video postcards and screensavers can be used to promote your work, especially if you’re a small business owner who wants to make a light-hearted calling card. And the price is reasonable considering all the nifty features. (Dennis Sellers, MacsimumNews)

Best student product : Arizona Provoc

Jury’s explanation :
Provoc is a great software. With Provoc, learning vocabulary is no more a tedious work. During all the process, Provoc helps you to improve your knowledge. (Vincent Absous, MacGeneration)


Christophe Laporte

Palmarès des trophées MacGeneration Edition 2006 [16.09.2006 - 12:29]

Enregistré sous : General par Christophe Laporte

Avant toute chose, voici le trophée MacGeneration 2006 que nous avions oublié de vous présenter. Ce nouveau prix, réalisé en collaboration avec LOOXIS Lyon, est un bloc de verre dans lequel, notre mascotte Pix, que vous retrouvez chaque semaine dans le résumé de la semaine, a été gravé au laser.

trophee

Catégorie Best of Show :

Prix du meilleur accessoire pour iPod : Kensington RDS FM Transmitter:
Prix du meilleur logiciel : Micromat TechTool Pro
Prix du meilleur matériel : Miglia TV MacBook Pro
Prix du meilleur produit Apple : iMac 24″:

Catégorie Développeurs :

Prix de la meilleure interface utilisateur : Elgato EyeTV 2

Explication du Jury :
Désigner le vainqueur de la meilleure interface utilisateur n’a pas été une chose facile. Les différents projets soumis étaient très différents, mais possédaient tous une interface attractive et intuitive. Lors de notre évaluation, nous avons attaché beaucoup d’importance à l’interface et à l’expérience d’utilisation. Nous avons également pris en compte l’innovation et l’intégration avec Mac OS X des différents produits. La première place revient à EyeTV d’Elgato. Similaire à Front Row, la navigation avec la télécommande Apple est très intuitive. Avec le guide électronique, il est plus facile d’enregistrer des émissions télévisées qu’avec la plupart des magnétoscopes. Enfin, cerise sur le gâteau, l’intégration avec Toast est excellente. (T. Weiss, Macnews.de)

Prix de la meilleure utilisation des technologies Apple : IOSPIRIT Remote Buddy
Mentions spéciales à TrailRunner et Searchlight

Explication du Jury :
Ces 3 logiciels ont tout particulièrement en commun de pousser un peu plus loin qu’Apple une technologie pourtant maison. J’ai beaucoup hésité pour départager le premier et le second. J’ai opté en fin de compte pour Remote Buddy car ce logiciel a une interface très simple et, est probablement celui qui apportera le plus au quotidien de ceux qui l’utiliseront. (Lionel, MacBidouille)

Prix du meilleur partagiciel : Aquafadas Pulp Motion

Explication du jury :
Pulp Motion d’Aquafadas est un partagiciel marrant qui permet de faire des choses très intéressantes. Il est très facile de faire de faux journaux télévisés ou de créer des animations abouties que l’on peut transférer sur so iPod. Il s’intègre également très bien avec iWeb. La possibilité d’envoyer des vidéos par courriel ou de faire des modules pour l’économiseur d’écran de Mac OS X peut par exemple être une manière de promouvoir votre travail. Les usages de ce logiciel sont très variés et son prix est plus que raisonnable. (Dennis Sellers, MacsimumNews)

Prix du meilleur logiciel étudiant : Arizona Provoc

Explication du jury :
Provoc est un logiciel simple, à l’ergonomie bien pensée qui rend une tâche a priori fastidieuse - l’apprentissage de vocabulaire - ludique et amusante. Très complet, le logiciel, tout au long de l’apprentissage, vous aide à vous perfectionner. Ce prix récompense également l’ensemble des solutions proposées par Arizona. (Vincent Absous, MacGeneration)

Il est à noter que les vainqueurs de la catégorie Développeurs se verront offrir une campagne de publicité sur MacGeneration d’une valeur de 700 €.

Un grand merci à tous ceux qui ont participé aux Trophées MacGeneration cette année ainsi qu’à nos partenaires !


Christophe Laporte

Tirage au sort : les gagnants ! [16.09.2006 - 10:08]

Enregistré sous : Annonce > General par Christophe Laporte

Merci à tous de votre participation à cette édition des Trophées MacGeneration. Vous avez été plus de 2000 à voter et élire les meilleurs produits présentés à l’Apple expo 2006. Voici la liste des gagnants du concours des trophées MacGeneration.

Le vainqueur de l’iMac Core 2 Duo 17″ est Claude Bitaudeau.

Liste des personnes ayant gagné un iPod nano 4 Go :
Myriam Gilet
Pascal Reinaud
Romain Goyer
Emmanuel Virmaux
Kewin Charron

Liste des personnes ayant remporté une licence de Toast 7 :
Romain Tauber
Marc Steiner
Guy Lemarchand
Adrien Freyburger
Jean-Francois Santer
Olivier Meyrignac
Philip Anstett
Cedric Cadet
Émilie Morin
Jan Jonas-Szatanski

Liste des personnes qui recevront prochainement un livre des Éditions Eyrolles :
Loic Meignien
Irène Delalondre
Claire Lambrinidis
Alexandre Lourdel
Jean Baptiste Duplaix
Laurent Paga
Christian Contamine
Nicolas Piol
Caroline Henry
Franck Dupont
Hilda Santa Cruz
Patrice Bergeron
Benoit Haegdorens
Thomas Grin
Denis Gay
Joseph Gand
Wolly Taing
Pascal Romon
Arthur Chabert
Mathieu Thouvenin

Les personnes citées recevront leur cadeau très prochainement par voie postale.


Christophe Laporte

Les votes continuent [14.09.2006 - 9:14]

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N’oubliez pas de voter pour élire les meilleurs produits présentés sur l’Apple expo. Pour voter, il suffit de remplir ce formulaire. Au passage, vu les récents changements de gamme chez Apple, la personne qui sera tirée au sort, recevra un iMac Core 2 Duo 17″ avec une carte ATI Radeon X1600 et non un iMac Core Duo. Même chose pour le nano 2 Go qui est remplacé par un iPod nano 4 Go. Les votes sont ouverts jusqu’à vendredi 14 heures ! Notez enfin que la cérémonie des remises des trophées aura lieu sur le stand “Développeurs et Innovation” demain à 18 heures. Venez nombreux !


Christophe Laporte

Trophées : à vous de jouer ! [12.09.2006 - 8:45]

Enregistré sous : Annonce > General par Christophe Laporte

L’Apple expo ouvre aujourd’hui ses portes. À vous maintenant d’élire les meilleurs produits présentés sur le salon parisien. N’oubliez pas qu’en votant, vous participez automatiquement à un concours qui vous permet de gagner notamment un iMac 17″, cinq iPod nano, dix licences de Toast 7 ainsi que 20 livres de la collection Eyrolles.

Voici la liste des produits en compétition :

Meilleur accessoire pour iPod :

- Kensington RDS FM Transmitter : un émetteur FM capable d’afficher le nom des artistes et les titres des chansons sur l’écran de l’autoradio.

- Logitech AudioStation : une station d’accueil pour iPod comparable à iPod Hi-Fi.

- Shure E500 PTH : des écouteurs haut de gamme pour iPod.

- ViewSonic ViewDock, un moniteur LCD qui a la particularité de posséder un dock pour iPod !

Meilleur logiciel :

- Druide Antidote RX : logiciel qui réunit un correcteur, dix grands dictionnaires et dix guides linguistiques qui s’ajoutent directement à vos logiciels de rédaction.

- equinux iSale : logiciel d’aide à la vente sur eBay.

- Micromat TechTool Pro : utilitaire de Test et de Réparation de disque pour Mac OS X.

- RubenSoft PackOrganizer : solution de gestion d’agendas et de contacts.

Meilleur matériel :

- BlackBerry Pearl : un smartphone polyvalent et multimédia.

- Iomega UltraMax : une solution de stockage sécurisée et haute capacité conçue pour Mac.

- Logitech MX Revolution : souris sans fil haut de gamme.

- Miglia TV MacBook Pro : ExpressCard permettant de regarder la télévision sur MacBook Pro.

Meilleur produit Apple :

- iMac 24″ avec son écran toujours plus grand

- Mac Pro : le digne successeur des Power Mac G5.

- MacBook : l’ordinateur qui a fait oublier à tout le monde iBook.

- Mighty Mouse Wireless : la dernière souris signée Apple.

Vous avez fait votre choix ? Pour voter, il suffit de remplir ce formulaire !


Christophe Laporte

Clôture des inscriptions [12.09.2006 - 8:03]

Enregistré sous : Annonce > General par Christophe Laporte

Les inscriptions pour la catégorie “Développeurs” sont désormais closes. Vous avez été des dizaines et des dizaines à soumettre votre logiciel à nos jurys. D’ici vendredi, nous allons scruter chacun d’entre eux. Les résultats seront annoncés vendredi soir à 18 heures sur le pavillon “Business et Innovation”.


Christophe Laporte

Long flash sur Adobe [07.09.2006 - 11:48]

Enregistré sous : Interview par Christophe Laporte

C’est le rêve de tous les développeurs, de tous les éditeurs aussi, que d’arriver à imposer sa solution sur le marché. Rares sont les technologies comme Flash, qui ont su évoluer au fil des années et qui sont devenues à ce point incontournables. Comment cette technologie, qui fête ses dix ans cette année, en est-elle arrivée là ? C’est la question que nous avons posée à Robert Raiola, Directeur marketing d’Adobe Europe qui évoque également l’arrivée de Microsoft sur le marché de la création web ainsi que l’approche qu’Adobe a eue avec InDesign.

- Flash fête cette année son dixième anniversaire. Rares sont les ordinateurs qui n’en sont pas équipés de nos jours. Comment expliquez-vous un tel succès ?

- Il y a des choses qui ont favorisé la grande diffusion du lecteur Flash. Une chose toute bête par exemple : Windows XP est livré avec un tutoriel d’initiation qui a recours à Flash. Ce qui est intéressant, je trouve, c’est que l’histoire de Flash s’est notamment faite grâce aux utilisateurs. Ils ont utilisé Flash pour de nouveaux usages

- Avec la vidéo par exemple ?

Tout à fait. Aujourd’hui, Flash est le format de diffusion de vidéo qui progresse le plus vite sur Internet. Il est passé devant QuickTime et Real Networks et est numéro deux derrière Windows Media.

- Comment expliquez-vous que Flash réussit là où de nombreux acteurs se sont cassés les dents ?

Deux choses essentiellement : Flash permet de faire des vidéos pleine page et il est facile d’intégrer les vidéos Flash aux pages Web. Troisième raison, la plus importante à mon avis : Flash Vidéo permet d’ajouter de l’interaction. Cela répond à une tendance de fond. Les internautes ne souhaitent pas rester passifs derrière leur écran, ils veulent interagir. Avec Flash, vous pouvez ajouter de l’interaction dans une vidéo. Vous pouvez affecter des zones spéciales qui vont permettre d’aller à un autre endroit de la vidéo, de déclencher des informations, un changement de langue, et bien d’autres choses encore. Tout cela permet de bâtir des expériences utilisateur nettement plus riches qu’auparavant. Les autres solutions sur le marché s’étaient bornées à reproduire l’usage qu’on faisait de la vidéo avec la télévision. Regarder, rien de plus…

- Flash a eu des challengers, mais personne n’a réussi à mettre Flash en danger. Comment expliquez-vous cela ?

C’est un phénomène qu’on retrouve souvent dans l’industrie du logiciel. Il y a une vraie prime à l’innovation qui est donnée au premier entrant. Quelqu’un qui crée une technologie innovante qui se voit adoptée par le marché est très difficile à déloger de sa position de leader. Deux choses expliquent ce phénomène : les problèmes de compatibilité et surtout le problème de la courbe d’apprentissage des logiciels qui est longue. Quand on a investi dans un outil, il est très difficile d’arriver à décider de faire l’investissement pour en apprendre un autre quel que soit les qualités de l’autre logiciel.

Flash est un logiciel qui a une ergonomie particulière qui demande un certain investissement. Quand vous avez fait cet investissement, il est très difficile de tout laisser tomber pour passer à autre chose. C’est pour cela qu’il y a une grande fidélité dans l’univers du logiciel par rapport à un logiciel que l’on maîtrise. De plus, Flash est une technologie qui ne s’est pas reposée sur ses lauriers.

- Vous disiez précédemment que Flash devait également beaucoup à ses utilisateurs. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Oui, c’est une autre raison de succès. Un exemple : dans sa toute première version, il n’était pas prévu d’intégrer un langage de script à Flash. En fait, ce sont les commentaires d’un journaliste qui voyant la préversion a dit ” c’est dommage, ça serait bien de pouvoir mettre de l’interactivité, permettre un scripting…”. Suite à cette remarque, les développeurs ont rajouté cette possibilité juste avant le lancement de la version 1.0. Deuxième chose, c’est un format qui a été utilisé par les clients, très souvent de manière détournée et de façon originale. À l’issue de ces utilisations, on se rend compte qu’il y avait une demande tout à fait nouvelle et spécifique pour faire avancer le format ou pour faire avancer les outils. C’est pourquoi à mon avis il est très difficile de remplacer un format qui ne se repose pas sur ses lauriers et qui continue d’évoluer sans arrêt…

- Justement, vous n’êtes pas sans savoir que Microsoft lorgne sur ce marché. Comment préparez-vous l’arrivée de ce nouveau concurrent ?

Pour préparer l’arrivée de Microsoft sur ce terrain, nous misons sur l’innovation et la qualité de nos produits. Ce que j’appelle qualité, c’est la fiabilité. Microsoft est une énorme machine, mais c’est une machine qui en général vise à deux choses. Pour pouvoir fonctionner, elle vise d’énormes volumes, donc cela veut dire qu’elle peut difficilement se spécialiser par rapport à une cible très spécifique puisque chaque cible représente un petit volume. Elle cherche toujours à cibler plus large et, de ce fait, a du mal à bien répondre aux attentes de public très ciblé. Adobe, au contraire, s’est toujours concentré sur des publics très spécifiques et pointus comme les créatifs. De ce fait, nous ne cherchons pas forcément à élargir sans arrêt le nombre d’utilisateurs, mais à faire le meilleur produit par rapport à cette cible très spécifique que sont les créatifs professionnels. Çeci est une première différence. De plus, Microsoft est une société très innovante, mais qui n’est pas reconnue pour l’excellence qualitative en terme de fonctionnalités et de fiabilité de ses logiciels. Ils y arrivent avec le temps, avec la durée, le nombre de versions… Il est très difficile de citer une technologie de Microsoft qui est excellente et fiable dès la première version, ou la seconde (et pourtant, ils en ont beaucoup).

L’autre différence, c’est que Microsoft très souvent fait des logiciels afin d’en vendre d’autres. C’est la notion de proposer des logiciels qui vont permettre de pérenniser leur mainmise sur le système. Quand ils vont proposer un logiciel pour créer des animations, c’est un logiciel qui va reposer sur les technologies de Windows Vista. Leur intérêt, ce n’est pas de montrer que cela marche aussi bien sous Windows XP ou encore sous Mac. Au contraire, nous avons tout à intérêt à ce que cela marche sur le plus de plates-formes possible. Vous voyez bien que nous avons deux intérêts totalement divergents. Microsoft a intérêt à ce que ça marche beaucoup mieux sous Vista qu’autre chose. De notre côté, nous avons a intérêt à ce que cela marche très bien partout. Nous avons toutes les raisons d’être sereins face à Microsoft si nous continuons bien à faire ce que nous savons faire. Il n’y a pas de raisons que nos clients se détournent vers les produits de Microsoft.

- Quelle a été la réaction dans le milieu des arts graphiques ?

Il y a un très grand scepticisme par rapport à l’approche Microsoft. Il n’y a pas d’attente particulière. L’opportunité pour Microsoft est plus sur de nouveaux clients. Les clients dans de grandes entreprises qui font du développement, qui ne sont pas des créatifs, mais qui aspirent à être plus créatifs qu’ils ne le sont aujourd’hui. Ils font le développement et passent la main aux équipes de design. Quelque part, on peut concevoir que certains d’entre eux soient frustrés par ça. Microsoft joue cette carte-là en disant : « Mais pourquoi vous passez la main à des gens qui ne connaissent rien au développement, qui ne comprennent rien à l’informatique, vous êtes tout à fait capable vous de rajouter la couche d’interface ».

Ils n’essaient pas d’adresser nos clients d’aujourd’hui. Ils essaient plutôt de dire aux gens qui ne font pas du design “ne vous associez pas aux designers pour faire ces choses-là. On va vous donner les outils qui vont vous permettre de le faire”. Ils approchent leur marché par leur point de force qui est la relation avec les développeurs.

- Lorsque vous aviez lancé InDesign, vous étiez en quelque sorte dans la position de Microsoft. Quand on commence de zéro ou presque, comment aborde-t-on un tel marché ?

Il y a une chose qui ne change pas. Nous sommes persuadés que pour pouvoir réussir sur la durée sur notre marché, il faut avoir le meilleur produit. Vous pouvez faire le meilleur marketing que vous voulez, avoir les meilleurs vendeurs du monde, un jour ou l’autre, le client se rend bien compte quel est le meilleur produit sur le marché. C’est peut-être moins important pour un produit bureautique, mais sur un produit que l’on peut considérer comme un outil de production, c’est fondamental.

Pour y arriver, nous pensons dès le départ qu’il va nous falloir avoir le meilleur logiciel sur le marché. D’autre part, si vous entrez dans un marché avec un produit juste meilleur, ce n’est pas suffisant pour convaincre un client de changer de produit. Il fallait arriver sur le marché avec un produit très nettement supérieur. Il faut une proposition de valeur qui soit significative. Notre approche, ça a été de mettre sur le marché dès le départ un produit nettement meilleur sur l’axe créatif.

On ne peut pas être meilleur sur tout par rapport à un logiciel qui est sur le marché depuis dix ans. Nous nous sommes demandés sur quels axes nous pouvions apporter vraiment quelque chose. Sur les aspects créatifs et typographiques, nous sommes arrivés avec un logiciel très nettement supérieur. La deuxième chose qui est claire dès le départ, c’est que si vous vous lancez dans une bataille comme cela, c’est une bataille de longue haleine. On ne compte pas remporter le marché dès la version 1 ou 2. Il faut être capable de soutenir un effort de développement et d’investissement pendant une période d’au moins cinq ans.

- Justement, quel a été l’accueil des professionnels faits à InDesign ?

Au début, il y a eu une énorme curiosité de la part du marché, mais ensuite, il y a eu une lente adoption. Aujourd’hui, tous les chiffres montrent que par rapport aux nouveaux achats, on est passé devant Quark. Par contre, en terme de base installée, XPress est encore devant.


François Schuster

Une boite à chaussures pas comme les autres [04.09.2006 - 16:41]

Enregistré sous : Interview par François Schuster

Quoi de plus logique que de commencer cette nouvelle saison des Trophées MacGeneration par un entretien avec l’un des gagnants de l’édition précédente. Matthieu Kopp, fondateur de la société Aquafadas à qui l’on doit iDive, a bien voulu répondre à nos questions. Lors de cet entretien, il est question de la WWDC, de Core Animation, de l’évolution d’iDive ces derniers mois et bien d’autres choses encore !

Vous avez fait le déplacement à San Francisco pour la Conférence Mondiale des Développeurs. Que vous inspirent les différentes annonces et nouvelles orientations données à notre plate-forme ?

Apple veut, semble-t-il, mettre l’accent sur le “Wow factor”, c’est-à-dire, permettre la création d’applications à l’ergonomie et au “look” extrêmement soignés… afin d’attirer l’attention sur notre plateforme. La technologie CoreAnimation mais également d’autres composants ou améliorations du système permettent au développeur de passer moins de temps à créer des effets soignés ou des éléments d’interface qui sont longs à mettre au point. La boîte à outils s’est donc enrichie de nouveaux composants qui sont les bienvenus.
Je ne saurai parler de nouvelles orientations… il me semble que beaucoup d’annonces vont dans le sens de l’élan donné avec les versions précédentes… Tiger en particulier.
Il y a de bonnes idées… mais il faudra voir à l’usage comment des technologies comme Time Machine, par exemple, vont s’intégrer (ou pas) dans notre façon de travailler.

Quelle est la nouveauté qui vous a le plus impressionnée ?

Core animation… mais j’ai un point de vue de développeur (et non pas d’utilisateur) quand je donne cette réponse. Je vois les possibilités… et en particulier un moyen assez élégant de résoudre un problème d’architecture posé par un gros projet sur lequel nous travaillons. Je suis donc assez impatient d’ouvrir le moteur pour voir ce qu’il y a vraiment dedans.

Ce lundi 7 août, Steve Jobs a bouclé la grande bascule vers Intel. Il y a quelques années, c’était le passage vers OS X. N’êtes-vous pas lassé par cette succession de ruptures ?

Nous ne sommes pas très vieux ;-) et n’avons eu à subir qu’une seule transition qui s’est bouclée en quelques heures de travail (sans compter les tests).

Ce qui me pose davantage problème, à chaque nouvelle annonce, c’est comment gérer les périodes transitoires. Comment donner aux utilisateurs de Leopard le “look and feel” qu’ils attendent de nos logiciels sur cette plateforme sans délaisser notre base installée d’utilisateurs sur Tiger.
C’est un exercice difficile surtout quand les nouveautés se situent au niveau de l’interface utilisateur et de la couche graphique. Il faut donc arriver à structurer l’application pour qu’elle utilise au mieux les possibilités offertes.
C’est vraiment le point le plus délicat à mon sens.

Au-delà du Keynote et des différentes conférences « magistrales », la WWDC se veut un forum de discussion réunissant développeurs et ingénieurs d’Apple. Vos contacts avec les hommes à la Pomme ont-ils été fructueux ?

En général oui. Nous étions bien préparés avec des questions, des bouts de code problématiques à montrer, etc. Mais il n’est pas toujours facile de trouver l’ingénieur compétent sur un problème précis.

Plus généralement, êtes-vous satisfait du support d’Apple pendant le reste de l’année ?

Sur certains aspects, nous sommes vraiment très impressionnés. En revanche, il nous est arrivé d’avoir du mal à voir un incident réglé de façon efficace. Mais dans l’ensemble, je trouve que le support est bon.

Quid également de vos entretiens avec les autres développeurs présents à la WWDC ?

Le problème de la WWDC, c’est le grand nombre de participants (plusieurs milliers). J’ai trouvé que les possibilités d’interaction dans des conférences plus petites (O’Reilly MAC OS X Conférence) étaient meilleures. Il est bon de connaître quelques visages pour pouvoir facilement s’intégrer dans des discussions.
Ensuite, il y a le caractère assez intensif de l’évènement: les sessions se succèdent à bon rythme… il faut souvent faire des choix, car on aimerait assister à plusieurs sessions en même temps (autre avantage d’être à plusieurs)… et il reste finalement assez peu de temps pour échanger.

Un autre aspect assez important, et qui est frappant lorsqu’on vient dans une conférence comme celle-là, c’est l’hétérogénéité du public. On s’imagine que chaque participant est un développeur Cocoa avec lequel on va pouvoir parler… mais en fait, bon nombre de participants sont des administrateurs systèmes, ou des membres d’universités qui même s’ils sont développeurs, ont des préoccupations souvent très différentes. Ils seront plus intéressés par les possibilités de Mac OS X Server, par les scripts, Automator, etc. C’est aussi ce qui fait la richesse des rencontres.

À noter, l’excellent travail d’animation de Michel Sutter (Apple France) qui proposait aux développeurs français de se retrouver pour le petit-déjeuner dans un petit café typique, et qui a grandement facilité la mise en relation de personnes. Un super boulot, comme d’habitude.

Aquafadas, votre jeune société, est établie à Montpellier. C’est en France, bien loin de la Silicon Valley. Est-ce un handicap pour votre activité ?

Non, pas vraiment. En tout cas, nous n’en souffrons pas au niveau technologique. Nous avons la chance à Montpellier de bénéficier de structures d’aides aux jeunes entreprises innovantes (Pépinière Cap Omega, encadrement) très performantes et bien adaptées au décollage de start-up. D’autres régions font de même.
Le problème, c’est peut-être la difficulté à recruter des jeunes gens qui sont prêts à se lancer dans l’aventure du développement sur Mac, et qui ont, en plus de la passion pour la plateforme, des bonnes compétences en design/développement/ et un goût pour le risque. Ce genre de tempérament se trouve plus facilement dans la Silicon Valley.
Je profite d’ailleurs de la tribune qui m’est offerte pour lancer un appel à des développeurs juniors et seniors… car nous avons des besoins dans les mois à venir. Nous mettrons des annonces en ligne sur notre site.

Parlons maintenant d’iDive. Lors de la dernière Apple Expo, votre logiciel vedette a été récompensé par un trophée MacGeneration. Que s’est-il passé ces derniers mois ?

Nous avons beaucoup travaillé sur iDive et assemblons les éléments de la future version 2.0 qui verra de nombreuses nouveautés très attendues par nos usagers “grand public” et professionnels.

Parmi les nouveautés, nous avons passé pas mal de temps à repenser la visualisation des clips, nous avons réécrit le moteur de capture vidéo et travaillons au support d’un plus grand nombre de formats vidéo. L’interface verra aussi de grands changements en réponse à tous les souhaits exprimés par nos utilisateurs. Il y a bien d’autres changements, plus subtils, qui feront de cette version une évolution majeure.

Comment vous viennent les idées pour améliorer votre logiciel ? Restez-vous fidèle à une feuille de route définie préalablement ? Ou bien les progrès du développement résultent-ils plutôt de l’interaction avec les utilisateurs ?

L’interaction avec les utilisateurs est le moteur principal du développement. Nous avons bien sûr nos idées également, mais il est encore plus important de les valider avec les utilisateurs qui vont se les approprier et les rendre vraiment utilisables par leurs commentaires. Dans le domaine de la vidéo professionnelle en particulier, c’est l’utilisateur qui a le dernier mot, et c’est au contact de ces utilisateurs que nous souhaitons développer notre gamme future. Nous avons donc un carnet d’adresses que nous avons constitué au fil d’échanges par email (l’animation d’un groupe d’utilisateur est un gros consommateur de temps… il faut y penser si on désire se lancer dans l’édition de logiciels… et trouver le moyen via les forums, les blogs d’en alléger le poids) et que nous commençons à solliciter activement pour nos développements plus professionnels.

Il faut que l’outil soit le meilleur possible au niveau de ses fonctionnalités, de son ergonomie… et seuls les “vrais” utilisateurs peuvent nous donner ce feedback. Par contre, il est aussi important, commercialement, de rajouter ce soin particulier aux interfaces, et ces petites touches personnelles qui vont refaire sortir le programme du lot. C’est le “wow factor”  que prône Apple…

Commercialement parlant précisément, tous ces efforts de développement sont-ils payants ?

Oui bien sûr… ;-)

Cependant, il faut savoir que les ventes ne sont pas seulement liées au développement. L’aspect commercial, les relations avec la presse, la prospection de nouveaux débouchés (monde de l’éducation, industrie,…) sont absolument cruciaux et constituent une activité à plein temps. On est souvent surpris, à l’époque où tout le monde nous paraît être connecté sur la toile, de voir qu’une grande partie de notre public potentiel ne nous connaît pas, et donc ne connaît pas le produit. Il faut donc savoir s’exposer dans les endroits où ces acheteurs potentiels recherchent leur info, et font leur choix. La découverte de ces règles du jeu et la mise en place de ces réseaux de distribution/communication/éducation (du consommateur) sont très importants et ont fait partie de notre apprentissage.

Quelques mots enfin sur vos éventuels autres projets ?

Nous travaillons à l’heure qu’il est (et pendant pas mal de nuits encore ;-) à notre nouveau produit qui sera dévoilé lors de l’Apple Expo. Rendez-vous donc autour du 12 septembre pour en découvrir le nom et les fonctions. Je peux simplement dire qu’il est question d’une “orange”.

Nous sommes aussi très actifs en ce moment sur un très gros projet, encore plus secret, qui, je l’espère fera beaucoup parler de lui…. Et là, je ne peux rien dire de plus… même sous la torture ;-)


Christophe Laporte

Trophées 2006 : c’est parti ! [01.09.2006 - 11:20]

Enregistré sous : Annonce par Christophe Laporte

Comme chaque année, nous organisons les Trophées MacGeneration qui ont pour vocation de récompenser les meilleurs produits présentés à l’Apple expo ainsi que de soutenir les développeurs fidèles au monde Apple. Voici la liste des prix qui seront remis :

- Catégorie Best of Show :
* Meilleur produit Apple
* Meilleur logiciel
* Meilleur matériel
* Meilleur compagnon pour iPod

- Catégorie Développeurs :
* Meilleure utilisation des technologies Mac OS X
* Meilleure interface utilisateur
* Meilleur logiciel conçu par un étudiant
* Meilleur partagiciel / gratuiciel

La liste des nominés à la catégorie Best of show sera dévoilée le 12 septembre. Petite nouveauté, par rapport aux années précédentes, le vote sera électronique. Voilà qui nous épargnera de longues heures de décomptage : vous avez été en effet plus de 5000 à voter l’année dernière ! Chaque votant participera à un tirage au sort gratuit avec à la clé un iMac Core Duo 17″, des iPod nano et bien d’autres choses encore à remporter !

Comme les années précédentes, un jury sera chargé de décortiquer les logiciels soumis par les développeurs. Au passage, il n’est pas trop tard pour s’inscrire ! Lionel de MacBidouille, Thomas Weiss de Macnews.de et Denis Sellers de Macsimumnews, nous aiderons à recenser les meilleurs projets présentés. Outre un beau trophée, les vainqueurs de cette section gagneront des bannières sur MacGeneration pour mieux faire connaître leurs logiciels.

Jusqu’à la fin de l’Apple expo, ce blog sera quotidiennement mis à jour. N’hésitez pas à vous abonner au flux RSS du blog ou à revenir souvent, car nous vous préparons un certain nombre de surprises ! Enfin, un grand merci à nos partenaires sans lesquels rien n’aurait été possible.


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