Trophées 2008
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Mise à jour : 12/05/2008 - 12:00
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Christophe Laporte

Apple et le monde de la création [24.09.2007 - 12:26]

Enregistré sous : Interview par Christophe Laporte

Ancien de LaCie et de Getty Images, Hervé Petit, fondateur de Bridge Europe, travaille aujourd’hui aux côtés d’éditeurs tels qu’Extensis, Colour Confidence, FileWave ou SeeFile. Il assure en parallèle des formations autour des problématiques de la gestion de la couleur et des polices de caractères. Un cycle sera d’ailleurs proposé sur l’Apple Expo. Il nous a offert son point de vue sur la place du Mac dans le secteur de la création et l’évolution de ce dernier.

Qu’est-ce qui a changé avec l’arrivé des solutions serveurs chez Apple ?
Aujourd’hui avec les Xserve, Apple se retrouve globalement sur un pied d’égalité face à Windows, Ce qui manque en revanche c’est un effort accru, en Europe particulièrement, pour promouvoir ces systèmes. Et d’avoir une approche autour de solutions complètes, ce que demandent généralement les clients. Contrairement aux Etats-unis je trouve qu’il y a encore en Europe une sorte d’inertie. En développant une vraie dynamique cela pourrait, en outre, contribuer à sortir Apple de ce ghetto des arts graphiques.

Si l’on s’en tient aux marchés de la création quels sont encore les avantages d’Apple ?
Apple a, en France tout au moins, un avantage qu’elle sous estime c’est son réseau de revendeurs. Lorsque des entreprises expriment des besoins autour de l’image numérique par exemple et des applications graphiques en général, elles trouveront plus facilement des gens compétents au sein des Apple Center. Ces thématiques font partie de leur culture depuis longtemps. Contrairement à des revendeurs PC qui pour beaucoup n’y connaissent pas grand chose et chez qui l’horizon s’arrête à la bureautique.

Est-ce que le profil de cette clientèle évolue ?
Oui, on a par exemple beaucoup d’administrations, de services gouvernementaux ou de collectivités territoriales qui ont de gros besoins en gestion de l’image numérique. Certains s’intéressent ou ont déjà opté pour des produits Apple. Prenez par exemple les services de voirie. On imagine pas à quel point ils génèrent de l’image numérique ! Avant chaque démarrage de travaux ils vont ainsi mitrailler les immeubles voisins pour se prémunir d’éventuelles plaintes des riverains sur l’impact des travaux sur les constructions. On a aussi des mairies qui se trouvent face à des fonds énormes et disparates d’images liées à l’actualité locale et qu’il faut numériser et indexer.

Sur quels critères Apple peut montrer sa différence ?
Le matériel aujourd’hui compte pour une part de plus en plus modeste dans le coût global d’un équipement, disons 15%. Les véritables coûts sont dans les services, l’installation, la maintenance. Et si certains responsables informatiques refusent encore de l’entendre il y a un coût de maintenance plus faible avec les solutions Apple. De même le débat autour des OS est devenu plus serein. Le choix d’un Mac OS X par exemple s’est dédramatisé. D’où l’importance de logiciels qui, de leur côté, entretiennent une parfaite neutralité qu’ils soient sur Windows ou sur Mac OS X.

Mais est-ce que cette neutralité ne conduit pas à des logiciels qui utilisent au strict minimum les technologies de Mac OS X ?
C’est vrai qu’un logiciel strictement Mac utilisera plus volontiers les technologies 100% Apple. SeeFile par exemple rend l’utilisation d’un serveur FTP beaucoup plus intuitive car très visuelle. Et il s’appuie pour cela sur des composants propres à Mac OS X comme Core Data ou Core Image pour générer les aperçus des fichiers. Mais pour un éditeur qui veut être présent sur Mac OS et Windows, le fait de s’en tenir à leur plus petit dénominateur commun a un avantage évident en terme de rentabilité. Ils se retrouvent aussi moins tributaires des grandes mises à jours système de l’un et de l’autre. A l’inverse, pour de plus petits éditeurs, une forte intégration avec l’un ou l’autre des systèmes peut servir d’argument commercial pour se distinguer du lot.

A quelles évolutions assiste-t-on sur les marchés de la création ?
L’heure est à ce qu’on peut appeler le multicanal, la capacité à diffuser un même contenu sur plusieurs supports, du Print au Web en passant par l’audio ou la vidéo. Et de par son ancienneté dans ces métiers Apple est bien placée. On assiste aussi, au moins dans les petites structures, à la dématérialisation du poste de travail. Les dernières technologies et Internet rendent possible le travail collaboratif à distance. C’est une tendance assez fascinante à observer.


Florian Innocente

Aquafadas entre coulisses et nouveautés [21.09.2007 - 11:40]

Enregistré sous : Interview par Florian Innocente

Lors de l’Apple expo 2006 ce sont les français d’Aquafadas qui avaient emporté le Trophée MacGeneration du meilleur freeware/shareware. La petite équipe revient cette année avec de nouveaux utilitaires qui font toujours appel à l’instinct créatif des utilisateurs Mac. Claudia Zimmer, co-fondatrice de la société, nous raconte les coulisses du développement au sein d’une structure passée de deux à neuf personnes et qui vend aujourd’hui ses logiciels depuis l’Alaska (une des premières ventes réalisées) jusqu’au Japon.

Lorsque avez démarré Aquafadas et vos premiers développements, quelles sont les choses que vous ignoriez sur cette activité et qui se sont révélées cruciales pour réussir ?

Au début, Matthieu (ndr : Kopp, co-fondateur et développeur) s’est concentré sur l’idée, la qualité du produit et l’interface. La commercialisation de iDive n’avait pas été vraiment réfléchie. Avec un modèle de shareware et des sites comme VersionTracker ou MacUpdate nous pensions qu’un logiciel de qualité ferait son chemin tout seul. Nous avons découvert en cours de route que nous devions oeuvrer pour que notre logiciel trouve son public car la majorité des utilisateurs Mac passent peu ou pas de temps du tout sur les sites de téléchargement !

A moins d’avoir entre les mains un produit qui fonctionne en marketing viral, il faut insufler la vie à son produit sur la toile, et en suivre le pouls quotidiennement. C’est un vrai travail qui n’est pas forcément facile à gérer pour un développeur solitaire. Les relations presse et les partenariats avec d’autres éditeurs ont fait partie des expériences cruciales pour rencontrer nos utilisateurs.

Mais attention ! Au tout début personne ne vous connaît et il n’est pas évident de faire relayer votre info. Nous avons aussi fait dès le départ le choix de développer en Anglais ce qui fut une décision heureuse à plusieurs titres : la presse américaine relaie assez facilement l’info sur la sortie d’un nouveau logiciel et le public est très enthousiaste ; nous avons du coup touché le monde entier (enfin presque) ; nos premières ventes s’étendaient de l’Alaska à l’Australie ; la tâche de localisation en a été facilitée pour les distributeurs Allemand, Japonais, Italien…

Aquafadas a été plusieurs fois distingué, dans la presse économique, par un Trophée MacGeneration en 2006, quelles sont les retombées de ce type de médiatisation et est-ce qu’être un éditeur Mac en France est aujourd’hui chose facile ?

Les articles dans la presse économique soulignent plus la démarche entrepreneuriale que la qualité de nos produits. Les distinctions que nous avons eues cette année sont arrivées un peu comme une surprise. Il y a deux ans encore, face aux institutionnels, nous avions à nous justifier de notre choix de plateforme de développement. Il semblerait que les mentalités évoluent rapidement et que développer pour Mac n’est plus forcément perçu comme un handicap.

Les retombées de ce genre d’articles ne se comptent pas en terme de ventes mais nous donnent une plus grande crédibilité lorsque nous cherchons des financements pour de nouveaux projets. Des prix comme le Trophée MacGeneration ou le O’Reilly Innovators Award ont une plus grande incidence sur notre renommée auprès du public Mac.

Est-ce que vous avez eu des surprises dans le profil des gens qui utilisaient vos logiciels ? Ils correspondaient aux cibles que vous aviez définies et aux besoins que vous aviez évalués ?

iDive et PulpMotion avaient été conçus pour le grand public, les utilisateurs de iLife mais dans les deux cas nous avons été étonnés du fort taux d’adoption par les professionnels.

Est-ce que vous avez perçu des différences dans les besoins exprimés ou dans les réactions entre vos clients européens, asiatiques ou américains ? Et en quoi cela peut influencer sur l’évolution d’un produit ?

Lorsque l’on discute de l’évolution de nos produits nous tenons compte des commentaires et demandes des utilisateurs. Nous essayons de ne pas oublier que nous ne développons pas seulement pour nous. Il y a des différences mais nous nous appuyons fortement sur une culture commune, la culture Mac avec des styles, une interface, une façon de travailler guidés par Apple.

Pour des logiciels comme PulpMotion, c’est plus compliqué. Les utilisateurs s’appuient sur les thèmes graphiques intégrés pour présenter leur mariage, anniversaire, week-end entre amis… et là, la question culturelle intervient fortement. Certains thèmes jugés de mauvais goût en Europe seront prisés aux Etats-unis ou au Japon. Le thème “Valentine“, qui avait été développé par Damien un peu comme un gag, se retrouve dans l’édition japonaise de Pulpmotion. Comme quoi, les goûts et les couleurs…

valentine

Nous avions eu aussi une forte demande des Américains pour le thème 4th of July (ndr : le jour de la Fête Nationale) avec un drapeau en fond, alors que l’équivalent pour la version française n’est pratiquement pas utilisée et celui de la version Allemande même pas développé par manque d’intérêt.

Est-ce qu’il y a une collaboration ou une entraide régulière avec d’autres éditeurs Mac et quelle forme prend elle ?

Des conférences de développeurs comme la WWDC ou les salons comme l’Apple Expo permettent de se rapprocher d’autres éditeurs français ou étrangers. Après une rencontre à la Macworld Expo où nous étions presque voisins nous avons par exemple décidé d’un développement commun avec GroupSmart pour que nos deux logiciels PulpMotion et MemoryMiner dialoguent. C’est une approche plus productive que celle de l’isolement et dans ce cas précis ça a vraiment été un choix de fond : MemoryMiner est un catalogueur de média et pourrait être en concurrence avec iDive sur certains aspects.

Le raisonnement est pourtant simple, soit on perd de l’energie à se concurrencer, soit on essaie de trouver des synergies. La deuxième option est plus productive et surtout plus amusante. Nous préparons pour cet automne une autre action commune avec des développeurs européens, on en reparlera en octobre…

Cela fait un peu plus d’un an que vous travaillez avec Leopard. Qu’est-ce que l’utilisateur final va pouvoir faire de plus ou de mieux avec vos logiciels justement grâce à cette version de Mac OS X ?

Avec les thèmes PulpMotion pour Leopard on va rentrer dans une nouvelle dimension…

Quelles sont les grandes évolutions prévues pour iDive et Pulpmotion indépendamment de la version de l’OS ?

Nous préparons une version Pro pour PulpMotion et elle sera dévoilée en version préliminaire à l’Apple Expo, elle répondra à une forte demande de plus de réglages, d’options de son, de timing… On présentera aussi VideoPier, c’est une bouée pour tous les utilisateurs Mac qui ont acheté une camera MPEG-2 (les petites fonctionnant sans cassettes) sans savoir que ce n’était pas géré par iLife… C’est très énervant surtout quand le CD-ROM livré avec offre une solution pour les utilisateurs Windows ! VideoPier va permettre de visualiser, copier et si besoin convertir les vidéos MPEG-2 en un format QuickTime.

videopier.png

Une autre nouveauté sera BannerZest, c’est à titre personnel mon chouchou car j’en ai un besoin désespéré ! C’est un petit utilitaire pour réaliser facilement des diaporamas et des bannières Flash à partir de photos. Pour donner un exemple concret, en bas de la page Web de présentation de PulpMotion j’ai quatre captures d’écran du logiciel. Avec BannerZest je pourrai avoir un défilement de 10 captures avec un lien sur chacune d’elles. C’est aussi super pour les bloggeurs : on choisit la taille de la bannière, on glisse les photos, quelques réglages de style et voilà ! Pas besoin d’avoir Flash ou de savoir programmer. Et on aura un cinquième logiciel à faire découvrir, mais rendez-vous sur le salon…


Florian Innocente

Remote Buddy, un an après [19.09.2007 - 15:10]

Enregistré sous : Interview par Florian Innocente

L’année dernière, le Trophée de la meilleure utilisation des technologies Apple était revenu à Remote Buddy d’IOSpirit un utilitaire qui décuple les possibilités de la télécommande Apple Remote. Son auteur, Félix Schwarz revient sur la création de ce logiciel, sur son activité et sur les possibilités de l’iPhone pour développeurs.

Interview réalisée par Christophe Laporte et François Schuster.

L’an dernier, vous remportiez un trophée MacGeneration pour Remote Buddy alors que le logiciel n’était pas encore finalisé. Pourquoi un si long délai avant la version finale ?

Toutes ces distributions de Remote Buddy étaient très stables et comportaient, pour la plupart, des améliorations substantielles qui auraient pu justifier une mise à jour en bonne et due forme. Cependant, pour deux raisons, j’ai décidé de ne pas apposer l’étiquette “1.0″ trop prématurément.

La première tient au statut de pré-version. Au besoin, ce dernier permet de bouleverser l’interface et les fonctionnalités du produit, de façon à coller au plus près avec les attentes des utilisateurs.

La seconde raison est qu’une fois que vous avez évolué avec des pré-versions tout en distribuant des mises à jour substantielles, la barre est forcément plus haute pour la version finale. Je voulais être sûr que tout fonctionne à 101% pour cette “vraie” première version.

Le trophée vous a-t-il aidé à améliorer la popularité de votre application ? Etes-vous satisfait des ventes de Remote Buddy ?

Le trophée a contribué à drainer l’attention du public sur le projet. Beaucoup de personnes entendaient parler de Remote Buddy pour la première fois quand j’ai reçu le trophée l’an dernier. De plus, le trophée MacGeneration est un label de qualité que je suis fier de mettre en avant sur le site Web de Remote Buddy. Quant à l’objet de verre gravé, placé dans mon bureau, il ne manque pas d’attirer les regards.

S’agissant des ventes de Remote Buddy, l’application est aujourd’hui celle qui se vend le mieux parmi toutes celles que j’ai eues l’occasion de développer. J’entrevois encore un potentiel commercial qui, en passant, permettrait de financer le développement de nouvelles fonctionnalités.

Comment est venue l’idée de Remote Buddy ? N’a-t-il pas été trop difficile d’obtenir la documentation relative à Apple Remote ?

L’origine de l’application remonte à février 2006 : je voulais utiliser un iMac Intel pour visionner un DVD avec des amis. Impossible d’activer le mode plein écran ou de basculer vers Front Row pour commander la lecture en utilisant la télécommande. Un vrai four ! J’ai dû brancher le clavier et la souris pour parvenir à mes fins. À partir de là, j’ai commencé à cogiter sur l’utilisation extensive de l’Apple Remote et à réfléchir à ce que devait être une interface universelle. Créer une souris virtuelle opérable à distance était également tentant ! Mais j’ai préféré continuer à me concentrer sur la prochaine version de Picture Arena.

L’idée en est restée là jusqu’à ce que, à la fin de l’année dernière, je tombe sur le Wiki CocoaDev et que je découvre que Martin Kahr avait - en s’appuyant sur des recherches menées par d’autres membres du Wiki - créé une méthode d’accès à l’Apple Remote. Même si j’avais à ajouter quelques fonctionnalités avant de l’utiliser dans le sens désiré, ce travail constituait une bonne base de départ. Au départ, j’entendais simplement ajouter des fonctions de contrôle à distance à Picture Arena mais je suis finalement repartis sur mon idée originelle. Je me suis donné 14 jours pour mettre le truc sur pied (codage, site Web, vidéo). Ce devait être une expérimentation ludique mais l’accueil du public m’a tout simplement soufflé.

J’ai donc fait de Remote Buddy mon projet principal. Les recherches poussées sur l’Apple Remote n’ont commencé qu’après que le code de Martin devienne sujet à un bogue (introduit par une mise à jour de Sécurité Apple et non encore résolu à ce jour, ce bogue se manifeste par des déclenchements intempestifs de Front Row).

Je me suis donc penché sur le système HID (ndt : Human Interface Device, qui traduit les manipulations de l’utilisateur sur le matériel en actions au sein de Mac OS X), les extensions Kernel et Kernel Space pour trouver une solution. Par la suite, j’ai écrit un nouveau pilote d’Apple Remote pour Remote Buddy en partant de zéro. Il s’avère que l’Apple Remote est très bien documenté par Apple. C’est un périphérique HID standard qui agit exactement comme vous l’attendez. Il reste qu’il est absolument essentiel de maîtriser les concepts-clef HID. : étant donné que les développeurs Cocoa ne s’intéressent habituellement pas au système HID et que celui-ci est d’une nature assez complexe, c’est là probablement l’obstacle le plus conséquent. En revanche, une fois ces données assimilées, il n’y a plus qu’à suivre les procédures normales et l’Apple Remote devient utilisable (et continuera à l’être sous Leopard).

Au final, ces recherches ont permis d’incorporer quelques fonctionnalités exclusives : une vraie émulation de l’Apple Remote pour les configurations dépourvues de récepteur intégré, un correctif fiable du bogue Apple, la possibilité de gérer plusieurs télécommandes Apple, ainsi que la prise en compte de la durée de pression pour tous les boutons (”Menu” et “Play” inclus). À cet effet, Remote Buddy a besoin d’une extension kernel mais la solution, conforme à la documentation d’Apple, est propre.

Parlons un peu de Leopard. Quels sont vos plans, votre opinion sur le nouveau félin ?

Leopard est une mise à jour exceptionnelle pour les développeurs. Il y a énormément de nouvelles interfaces de programmation (API). Des pans entiers de Remote Buddy seront entièrement réécrits pour profiter pleinement de ces nouvelles fonctionnalités. J’aimerais entrer dans les détails mais je ne veux pas prendre le risque de violer le NDA imposé par Apple.

IOSPRIT sera présent avec son propre stand à la Mac Live Expo de Cologne en novembre. Il y a de bonnes chances que vous puissiez y voir Remote Buddy en action, prenant la pleine mesure des nouvelles fonctions de Leopard.

Vous êtes déjà en train de développer des logiciels pour l’iPhone ! Etes-vous déçu de programmer en Ajax et non en Cocoa ?

Bien sûr que je suis déçu ! J’ai beaucoup de projets qui mériteraient d’être concrétisés mais qui ne sont pas faisables dans une simple interface Web. Mêmes les possibilités au sein du navigateur de l’iPhone sont limitées : pas de support du multitouch, du glisser-déposer, etc.

J’espère qu’Apple finira par réaliser qu’ils se font du mal en barrant la route aux innovations des éditeurs tiers. Si Apple avait verrouillé iTunes de la sorte, CoverFlow, qui provient d’un développement externe, n’aurait jamais vu le jour. Or, Apple a fait l’acquisition de cette technologie qui est désormais une pièce maîtresse de ses produits… Une forteresse ne peut accoucher d’un écosystème florissant et de synergies fortes. Avec l’iPhone, Apple possède un jeu d’API et de technologies supérieures. Même si vous mettez de côté le facteur “hype”, il y aura suffisamment de développeurs pour écrire des applications dédiées à l’iPhone. Pour l’heure, Apple contrarie les effets positifs et les opportunités commerciales qu’un iPhone ouvert offrirait. Quel gâchis ! J’espère qu’ils reconsidéreront leur position…

Mais il y des aspects positifs malgré tout. J’ai trouvé là une bonne raison de m’atteler à JavaScript et AJAX. De même, Remote Buddy AJAX Remote en gagne la compatibilité avec d’autres périphériques dotés d’un support du Web : certaines consoles de jeu, certains PDA…

D’un autre côté, Remote Buddy AJAX Remote ne sera pas une solution exclusive au matériel Apple. Il aurait pu l’être…

Que suggéreriez-vous à quelqu’un qui débute dans le développement sur Mac ?

Ayez confiance en vous ! Et attelez-vous vous à Cocoa. Quand j’ai commencé à développer sur Mac, j’avais lu quelque part que Carbon était la meilleure plate-forme. J’ai fui Cocoa pendant des années, ce que je considère maintenant comme une erreur grossière. Le développement de Picture Arena aurait progressé bien plus vite si j’avais utilisé Cocoa. Vous pouvez faire facilement avec Cocoa un tas de choses qui sont compliquées, voire impossibles avec Carbon. Ceci dit, mon expérience de Carbon aura été également profitable en ce qu’elle m’a procuré une solide compréhension des fondamentaux du système. Et j’enrichis souvent mon code par des recours ponctuels à Carbon.

Je ne souhaite pas prendre part à la guerre Cocoa/Carbon qui mobilise certains développeurs. Chaque jeu d’API a ses avantages et ses inconvénients. Mais comme Cocoa est plus facile à appréhender et qu’il bénéficie de toute l’attention d’Apple, c’est certainement une bonne chose que de débuter avec lui.


Christophe Laporte

Long flash sur Adobe [07.09.2006 - 11:48]

Enregistré sous : Interview par Christophe Laporte

C’est le rêve de tous les développeurs, de tous les éditeurs aussi, que d’arriver à imposer sa solution sur le marché. Rares sont les technologies comme Flash, qui ont su évoluer au fil des années et qui sont devenues à ce point incontournables. Comment cette technologie, qui fête ses dix ans cette année, en est-elle arrivée là ? C’est la question que nous avons posée à Robert Raiola, Directeur marketing d’Adobe Europe qui évoque également l’arrivée de Microsoft sur le marché de la création web ainsi que l’approche qu’Adobe a eue avec InDesign.

- Flash fête cette année son dixième anniversaire. Rares sont les ordinateurs qui n’en sont pas équipés de nos jours. Comment expliquez-vous un tel succès ?

- Il y a des choses qui ont favorisé la grande diffusion du lecteur Flash. Une chose toute bête par exemple : Windows XP est livré avec un tutoriel d’initiation qui a recours à Flash. Ce qui est intéressant, je trouve, c’est que l’histoire de Flash s’est notamment faite grâce aux utilisateurs. Ils ont utilisé Flash pour de nouveaux usages

- Avec la vidéo par exemple ?

Tout à fait. Aujourd’hui, Flash est le format de diffusion de vidéo qui progresse le plus vite sur Internet. Il est passé devant QuickTime et Real Networks et est numéro deux derrière Windows Media.

- Comment expliquez-vous que Flash réussit là où de nombreux acteurs se sont cassés les dents ?

Deux choses essentiellement : Flash permet de faire des vidéos pleine page et il est facile d’intégrer les vidéos Flash aux pages Web. Troisième raison, la plus importante à mon avis : Flash Vidéo permet d’ajouter de l’interaction. Cela répond à une tendance de fond. Les internautes ne souhaitent pas rester passifs derrière leur écran, ils veulent interagir. Avec Flash, vous pouvez ajouter de l’interaction dans une vidéo. Vous pouvez affecter des zones spéciales qui vont permettre d’aller à un autre endroit de la vidéo, de déclencher des informations, un changement de langue, et bien d’autres choses encore. Tout cela permet de bâtir des expériences utilisateur nettement plus riches qu’auparavant. Les autres solutions sur le marché s’étaient bornées à reproduire l’usage qu’on faisait de la vidéo avec la télévision. Regarder, rien de plus…

- Flash a eu des challengers, mais personne n’a réussi à mettre Flash en danger. Comment expliquez-vous cela ?

C’est un phénomène qu’on retrouve souvent dans l’industrie du logiciel. Il y a une vraie prime à l’innovation qui est donnée au premier entrant. Quelqu’un qui crée une technologie innovante qui se voit adoptée par le marché est très difficile à déloger de sa position de leader. Deux choses expliquent ce phénomène : les problèmes de compatibilité et surtout le problème de la courbe d’apprentissage des logiciels qui est longue. Quand on a investi dans un outil, il est très difficile d’arriver à décider de faire l’investissement pour en apprendre un autre quel que soit les qualités de l’autre logiciel.

Flash est un logiciel qui a une ergonomie particulière qui demande un certain investissement. Quand vous avez fait cet investissement, il est très difficile de tout laisser tomber pour passer à autre chose. C’est pour cela qu’il y a une grande fidélité dans l’univers du logiciel par rapport à un logiciel que l’on maîtrise. De plus, Flash est une technologie qui ne s’est pas reposée sur ses lauriers.

- Vous disiez précédemment que Flash devait également beaucoup à ses utilisateurs. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Oui, c’est une autre raison de succès. Un exemple : dans sa toute première version, il n’était pas prévu d’intégrer un langage de script à Flash. En fait, ce sont les commentaires d’un journaliste qui voyant la préversion a dit ” c’est dommage, ça serait bien de pouvoir mettre de l’interactivité, permettre un scripting…”. Suite à cette remarque, les développeurs ont rajouté cette possibilité juste avant le lancement de la version 1.0. Deuxième chose, c’est un format qui a été utilisé par les clients, très souvent de manière détournée et de façon originale. À l’issue de ces utilisations, on se rend compte qu’il y avait une demande tout à fait nouvelle et spécifique pour faire avancer le format ou pour faire avancer les outils. C’est pourquoi à mon avis il est très difficile de remplacer un format qui ne se repose pas sur ses lauriers et qui continue d’évoluer sans arrêt…

- Justement, vous n’êtes pas sans savoir que Microsoft lorgne sur ce marché. Comment préparez-vous l’arrivée de ce nouveau concurrent ?

Pour préparer l’arrivée de Microsoft sur ce terrain, nous misons sur l’innovation et la qualité de nos produits. Ce que j’appelle qualité, c’est la fiabilité. Microsoft est une énorme machine, mais c’est une machine qui en général vise à deux choses. Pour pouvoir fonctionner, elle vise d’énormes volumes, donc cela veut dire qu’elle peut difficilement se spécialiser par rapport à une cible très spécifique puisque chaque cible représente un petit volume. Elle cherche toujours à cibler plus large et, de ce fait, a du mal à bien répondre aux attentes de public très ciblé. Adobe, au contraire, s’est toujours concentré sur des publics très spécifiques et pointus comme les créatifs. De ce fait, nous ne cherchons pas forcément à élargir sans arrêt le nombre d’utilisateurs, mais à faire le meilleur produit par rapport à cette cible très spécifique que sont les créatifs professionnels. Çeci est une première différence. De plus, Microsoft est une société très innovante, mais qui n’est pas reconnue pour l’excellence qualitative en terme de fonctionnalités et de fiabilité de ses logiciels. Ils y arrivent avec le temps, avec la durée, le nombre de versions… Il est très difficile de citer une technologie de Microsoft qui est excellente et fiable dès la première version, ou la seconde (et pourtant, ils en ont beaucoup).

L’autre différence, c’est que Microsoft très souvent fait des logiciels afin d’en vendre d’autres. C’est la notion de proposer des logiciels qui vont permettre de pérenniser leur mainmise sur le système. Quand ils vont proposer un logiciel pour créer des animations, c’est un logiciel qui va reposer sur les technologies de Windows Vista. Leur intérêt, ce n’est pas de montrer que cela marche aussi bien sous Windows XP ou encore sous Mac. Au contraire, nous avons tout à intérêt à ce que cela marche sur le plus de plates-formes possible. Vous voyez bien que nous avons deux intérêts totalement divergents. Microsoft a intérêt à ce que ça marche beaucoup mieux sous Vista qu’autre chose. De notre côté, nous avons a intérêt à ce que cela marche très bien partout. Nous avons toutes les raisons d’être sereins face à Microsoft si nous continuons bien à faire ce que nous savons faire. Il n’y a pas de raisons que nos clients se détournent vers les produits de Microsoft.

- Quelle a été la réaction dans le milieu des arts graphiques ?

Il y a un très grand scepticisme par rapport à l’approche Microsoft. Il n’y a pas d’attente particulière. L’opportunité pour Microsoft est plus sur de nouveaux clients. Les clients dans de grandes entreprises qui font du développement, qui ne sont pas des créatifs, mais qui aspirent à être plus créatifs qu’ils ne le sont aujourd’hui. Ils font le développement et passent la main aux équipes de design. Quelque part, on peut concevoir que certains d’entre eux soient frustrés par ça. Microsoft joue cette carte-là en disant : « Mais pourquoi vous passez la main à des gens qui ne connaissent rien au développement, qui ne comprennent rien à l’informatique, vous êtes tout à fait capable vous de rajouter la couche d’interface ».

Ils n’essaient pas d’adresser nos clients d’aujourd’hui. Ils essaient plutôt de dire aux gens qui ne font pas du design “ne vous associez pas aux designers pour faire ces choses-là. On va vous donner les outils qui vont vous permettre de le faire”. Ils approchent leur marché par leur point de force qui est la relation avec les développeurs.

- Lorsque vous aviez lancé InDesign, vous étiez en quelque sorte dans la position de Microsoft. Quand on commence de zéro ou presque, comment aborde-t-on un tel marché ?

Il y a une chose qui ne change pas. Nous sommes persuadés que pour pouvoir réussir sur la durée sur notre marché, il faut avoir le meilleur produit. Vous pouvez faire le meilleur marketing que vous voulez, avoir les meilleurs vendeurs du monde, un jour ou l’autre, le client se rend bien compte quel est le meilleur produit sur le marché. C’est peut-être moins important pour un produit bureautique, mais sur un produit que l’on peut considérer comme un outil de production, c’est fondamental.

Pour y arriver, nous pensons dès le départ qu’il va nous falloir avoir le meilleur logiciel sur le marché. D’autre part, si vous entrez dans un marché avec un produit juste meilleur, ce n’est pas suffisant pour convaincre un client de changer de produit. Il fallait arriver sur le marché avec un produit très nettement supérieur. Il faut une proposition de valeur qui soit significative. Notre approche, ça a été de mettre sur le marché dès le départ un produit nettement meilleur sur l’axe créatif.

On ne peut pas être meilleur sur tout par rapport à un logiciel qui est sur le marché depuis dix ans. Nous nous sommes demandés sur quels axes nous pouvions apporter vraiment quelque chose. Sur les aspects créatifs et typographiques, nous sommes arrivés avec un logiciel très nettement supérieur. La deuxième chose qui est claire dès le départ, c’est que si vous vous lancez dans une bataille comme cela, c’est une bataille de longue haleine. On ne compte pas remporter le marché dès la version 1 ou 2. Il faut être capable de soutenir un effort de développement et d’investissement pendant une période d’au moins cinq ans.

- Justement, quel a été l’accueil des professionnels faits à InDesign ?

Au début, il y a eu une énorme curiosité de la part du marché, mais ensuite, il y a eu une lente adoption. Aujourd’hui, tous les chiffres montrent que par rapport aux nouveaux achats, on est passé devant Quark. Par contre, en terme de base installée, XPress est encore devant.


François Schuster

Une boite à chaussures pas comme les autres [04.09.2006 - 16:41]

Enregistré sous : Interview par François Schuster

Quoi de plus logique que de commencer cette nouvelle saison des Trophées MacGeneration par un entretien avec l’un des gagnants de l’édition précédente. Matthieu Kopp, fondateur de la société Aquafadas à qui l’on doit iDive, a bien voulu répondre à nos questions. Lors de cet entretien, il est question de la WWDC, de Core Animation, de l’évolution d’iDive ces derniers mois et bien d’autres choses encore !

Vous avez fait le déplacement à San Francisco pour la Conférence Mondiale des Développeurs. Que vous inspirent les différentes annonces et nouvelles orientations données à notre plate-forme ?

Apple veut, semble-t-il, mettre l’accent sur le “Wow factor”, c’est-à-dire, permettre la création d’applications à l’ergonomie et au “look” extrêmement soignés… afin d’attirer l’attention sur notre plateforme. La technologie CoreAnimation mais également d’autres composants ou améliorations du système permettent au développeur de passer moins de temps à créer des effets soignés ou des éléments d’interface qui sont longs à mettre au point. La boîte à outils s’est donc enrichie de nouveaux composants qui sont les bienvenus.
Je ne saurai parler de nouvelles orientations… il me semble que beaucoup d’annonces vont dans le sens de l’élan donné avec les versions précédentes… Tiger en particulier.
Il y a de bonnes idées… mais il faudra voir à l’usage comment des technologies comme Time Machine, par exemple, vont s’intégrer (ou pas) dans notre façon de travailler.

Quelle est la nouveauté qui vous a le plus impressionnée ?

Core animation… mais j’ai un point de vue de développeur (et non pas d’utilisateur) quand je donne cette réponse. Je vois les possibilités… et en particulier un moyen assez élégant de résoudre un problème d’architecture posé par un gros projet sur lequel nous travaillons. Je suis donc assez impatient d’ouvrir le moteur pour voir ce qu’il y a vraiment dedans.

Ce lundi 7 août, Steve Jobs a bouclé la grande bascule vers Intel. Il y a quelques années, c’était le passage vers OS X. N’êtes-vous pas lassé par cette succession de ruptures ?

Nous ne sommes pas très vieux ;-) et n’avons eu à subir qu’une seule transition qui s’est bouclée en quelques heures de travail (sans compter les tests).

Ce qui me pose davantage problème, à chaque nouvelle annonce, c’est comment gérer les périodes transitoires. Comment donner aux utilisateurs de Leopard le “look and feel” qu’ils attendent de nos logiciels sur cette plateforme sans délaisser notre base installée d’utilisateurs sur Tiger.
C’est un exercice difficile surtout quand les nouveautés se situent au niveau de l’interface utilisateur et de la couche graphique. Il faut donc arriver à structurer l’application pour qu’elle utilise au mieux les possibilités offertes.
C’est vraiment le point le plus délicat à mon sens.

Au-delà du Keynote et des différentes conférences « magistrales », la WWDC se veut un forum de discussion réunissant développeurs et ingénieurs d’Apple. Vos contacts avec les hommes à la Pomme ont-ils été fructueux ?

En général oui. Nous étions bien préparés avec des questions, des bouts de code problématiques à montrer, etc. Mais il n’est pas toujours facile de trouver l’ingénieur compétent sur un problème précis.

Plus généralement, êtes-vous satisfait du support d’Apple pendant le reste de l’année ?

Sur certains aspects, nous sommes vraiment très impressionnés. En revanche, il nous est arrivé d’avoir du mal à voir un incident réglé de façon efficace. Mais dans l’ensemble, je trouve que le support est bon.

Quid également de vos entretiens avec les autres développeurs présents à la WWDC ?

Le problème de la WWDC, c’est le grand nombre de participants (plusieurs milliers). J’ai trouvé que les possibilités d’interaction dans des conférences plus petites (O’Reilly MAC OS X Conférence) étaient meilleures. Il est bon de connaître quelques visages pour pouvoir facilement s’intégrer dans des discussions.
Ensuite, il y a le caractère assez intensif de l’évènement: les sessions se succèdent à bon rythme… il faut souvent faire des choix, car on aimerait assister à plusieurs sessions en même temps (autre avantage d’être à plusieurs)… et il reste finalement assez peu de temps pour échanger.

Un autre aspect assez important, et qui est frappant lorsqu’on vient dans une conférence comme celle-là, c’est l’hétérogénéité du public. On s’imagine que chaque participant est un développeur Cocoa avec lequel on va pouvoir parler… mais en fait, bon nombre de participants sont des administrateurs systèmes, ou des membres d’universités qui même s’ils sont développeurs, ont des préoccupations souvent très différentes. Ils seront plus intéressés par les possibilités de Mac OS X Server, par les scripts, Automator, etc. C’est aussi ce qui fait la richesse des rencontres.

À noter, l’excellent travail d’animation de Michel Sutter (Apple France) qui proposait aux développeurs français de se retrouver pour le petit-déjeuner dans un petit café typique, et qui a grandement facilité la mise en relation de personnes. Un super boulot, comme d’habitude.

Aquafadas, votre jeune société, est établie à Montpellier. C’est en France, bien loin de la Silicon Valley. Est-ce un handicap pour votre activité ?

Non, pas vraiment. En tout cas, nous n’en souffrons pas au niveau technologique. Nous avons la chance à Montpellier de bénéficier de structures d’aides aux jeunes entreprises innovantes (Pépinière Cap Omega, encadrement) très performantes et bien adaptées au décollage de start-up. D’autres régions font de même.
Le problème, c’est peut-être la difficulté à recruter des jeunes gens qui sont prêts à se lancer dans l’aventure du développement sur Mac, et qui ont, en plus de la passion pour la plateforme, des bonnes compétences en design/développement/ et un goût pour le risque. Ce genre de tempérament se trouve plus facilement dans la Silicon Valley.
Je profite d’ailleurs de la tribune qui m’est offerte pour lancer un appel à des développeurs juniors et seniors… car nous avons des besoins dans les mois à venir. Nous mettrons des annonces en ligne sur notre site.

Parlons maintenant d’iDive. Lors de la dernière Apple Expo, votre logiciel vedette a été récompensé par un trophée MacGeneration. Que s’est-il passé ces derniers mois ?

Nous avons beaucoup travaillé sur iDive et assemblons les éléments de la future version 2.0 qui verra de nombreuses nouveautés très attendues par nos usagers “grand public” et professionnels.

Parmi les nouveautés, nous avons passé pas mal de temps à repenser la visualisation des clips, nous avons réécrit le moteur de capture vidéo et travaillons au support d’un plus grand nombre de formats vidéo. L’interface verra aussi de grands changements en réponse à tous les souhaits exprimés par nos utilisateurs. Il y a bien d’autres changements, plus subtils, qui feront de cette version une évolution majeure.

Comment vous viennent les idées pour améliorer votre logiciel ? Restez-vous fidèle à une feuille de route définie préalablement ? Ou bien les progrès du développement résultent-ils plutôt de l’interaction avec les utilisateurs ?

L’interaction avec les utilisateurs est le moteur principal du développement. Nous avons bien sûr nos idées également, mais il est encore plus important de les valider avec les utilisateurs qui vont se les approprier et les rendre vraiment utilisables par leurs commentaires. Dans le domaine de la vidéo professionnelle en particulier, c’est l’utilisateur qui a le dernier mot, et c’est au contact de ces utilisateurs que nous souhaitons développer notre gamme future. Nous avons donc un carnet d’adresses que nous avons constitué au fil d’échanges par email (l’animation d’un groupe d’utilisateur est un gros consommateur de temps… il faut y penser si on désire se lancer dans l’édition de logiciels… et trouver le moyen via les forums, les blogs d’en alléger le poids) et que nous commençons à solliciter activement pour nos développements plus professionnels.

Il faut que l’outil soit le meilleur possible au niveau de ses fonctionnalités, de son ergonomie… et seuls les “vrais” utilisateurs peuvent nous donner ce feedback. Par contre, il est aussi important, commercialement, de rajouter ce soin particulier aux interfaces, et ces petites touches personnelles qui vont refaire sortir le programme du lot. C’est le “wow factor”  que prône Apple…

Commercialement parlant précisément, tous ces efforts de développement sont-ils payants ?

Oui bien sûr… ;-)

Cependant, il faut savoir que les ventes ne sont pas seulement liées au développement. L’aspect commercial, les relations avec la presse, la prospection de nouveaux débouchés (monde de l’éducation, industrie,…) sont absolument cruciaux et constituent une activité à plein temps. On est souvent surpris, à l’époque où tout le monde nous paraît être connecté sur la toile, de voir qu’une grande partie de notre public potentiel ne nous connaît pas, et donc ne connaît pas le produit. Il faut donc savoir s’exposer dans les endroits où ces acheteurs potentiels recherchent leur info, et font leur choix. La découverte de ces règles du jeu et la mise en place de ces réseaux de distribution/communication/éducation (du consommateur) sont très importants et ont fait partie de notre apprentissage.

Quelques mots enfin sur vos éventuels autres projets ?

Nous travaillons à l’heure qu’il est (et pendant pas mal de nuits encore ;-) à notre nouveau produit qui sera dévoilé lors de l’Apple Expo. Rendez-vous donc autour du 12 septembre pour en découvrir le nom et les fonctions. Je peux simplement dire qu’il est question d’une “orange”.

Nous sommes aussi très actifs en ce moment sur un très gros projet, encore plus secret, qui, je l’espère fera beaucoup parler de lui…. Et là, je ne peux rien dire de plus… même sous la torture ;-)


Cyril Pavillard

Benoît Joossen - Aero Quartet SL [28.09.2005 - 13:41]

Enregistré sous : Interview par Cyril Pavillard

SimpleMovieXBenoît Joossen de AeroQuartet est espagnol. Il a participé aux Trophées MacGeneration 2005 dans la catégorie “Partagiciel/gratuiticiel” avec le logiciel SimpleMovieX. Il nous explique dans cet interview comment il est venu au développement et comment il travaille au développement de son application.

Depuis quand développez-vous pour Mac et pourquoi ce choix ?

J’ai commencé en 2000, mais mon premier produit n’a vu le jour qu’en 2004. J’ai toujours été attiré par les produits Apple, depuis l’époque de l’Apple IIc. Même si le marché du software pour Mac est plus petit en volume, il est de meilleure qualité.
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Cyril Pavillard

Pierre Châtelier - LaTeXiT [19.09.2005 - 13:50]

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Logo LaTeXItPierre Châtelier vient d’arriver (enfin, il y’a deux ans) sur la plateforme Mac et, comme on peut le voir sur son site, il n’a pas perdu de temps pour développer des solutions surtout orientées autour des mathématiques. Pierre est inscrit dans la catégorie de “Meilleur partagiciel/gratuiciel” et, avec son statut d’étudiant, se retrouve également dans la catégorie “Meilleur logiciel étudiant”.

• Depuis quand développez-vous pour Mac et pourquoi ce choix ?

Cela va faire 2 ans que j’ai découvert avec objective C et Cocoa le meilleur environnement de programmation que j’aie jamais connu.
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Cyril Pavillard

Thomas Bauer - Freeridecoding [19.09.2005 - 13:16]

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Logo BurnAgainThomas Bauer nous vient de Vienne en Autriche et c’est un “switcher” puisque cela fait à peine plus que deux ans qu’il développement sur Mac. Avec Freeridecoding, il développe BurnAgain qui concoure dans la catégorie “Meilleur partagiciel/gratuiciel” mais il prend également part à la catégorie “Meilleur logiciel étudiant”.

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• Depuis quand développez-vous pour Mac et pourquoi ce choix ?

J’ai commencé à développer sur Mac durant la WWDC 2003. J’ai été impressionné par Mac OS X, l’environnement de développement Cocoa et les outils développeurs. Mais j’ai été encore plus impressionné par l’atmosphère vraiment inspirante et par les gens qui développent sur cette plateforme. J’ai donc pensé que je pouvais vraiment contribuer, en faisant quelque chose d’utile alors j’ai commencé freeridecoding.net.

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Cyril Pavillard

Didier STRAUS - Software DS [19.09.2005 - 12:40]

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Logo LCEBDidier Straus qui participe aux Trophées MacGeneration dans la catégorie “Meilleur partagiciel/gratuiciel” est français, et développe, sous le nom de Software DS, plusieurs logiciels dont Code Barre X et Le Compte est bon. Il est également à l’origine du site Les Codes Postaux Français qui offre des logiciels pour facilement retrouver les codes postaux de France mais également de Belgique et de Suisse.

• Depuis quand développez-vous pour Mac et pourquoi ce choix ?

Je programme sur Mac depuis 1999, et je distribue mes logiciels sur internet (via mon site Web, et les annuaires de logiciels) depuis 2001, je développe sur Mac, parce que j’ai un Mac et que j’aime la programmation.
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Cyril Pavillard

Philip Goward - SmileOnMyMac [19.09.2005 - 12:31]

Enregistré sous : Interview par Cyril Pavillard

Logo SmileOnMyMacCe deuxième interview nous est donné par Philip Goward de SmileOnMyMac. Cet éditeur de Portland, Oregon, est à l’origine de l’excellent Disclabel mais publie aussi PageSender, PhotoPrintTo ou encore PDFpenPro. Si ses logiciels sont traduits en français (c’est d’ailleurs l’exigence pour pouvoir participer aux Trophées MacGeneration) et qu’il offre un support de qualité dans chacune des langues pour lesquelles ses logiciels sont disponibles, il nous répond en anglais. Nous publions bien évidemment la version traduite en français, mais vous retrouverez en bas de l’article les questions et réponses originales.

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